Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 09:08

Réponse aux vœux du 11 janvier 2014

 

J’interviens comme chaque année après la cérémonie des vœux du maire, pour apporter une autre vision des faits exposés à cette occasion. Cette année encore, certains étaient erronés et d’autres ont été utilisés comme outils de propagande au service de la majorité.

 

En effet, c’est bien seulement au nom de ses pairs et au profit du dauphin officiel, que le 1er adjoint a pris la parole en premier. Son discours n’avait rien d’un cérémonial de vœux - ou alors pour ledit héritier et son équipe - car ce ne fut qu’une longue énumération de ce qui avait été réalisé ces 6 dernières années, malgré les conseillers de l’opposition a-t-il laissé entendre, puisqu’il n’a pas manqué de les attaquer à deux reprises.

 

1ère attaque : le développement durable.

 

Concernant l’écologie et le développement durable, le 1er adjoint a indiqué que son groupe était dans l’action alors que d’autres (sous-entendu l’opposition, dont je suis) ne faisaient qu’en parler.

Déjà, au cours des vœux précédents en 2012 et 2013, il avait asséné cette leçon de démocratie, en mettant l’accent sur l’application de la feuille de route constituée par l’Agenda 21.

 

Eh bien, pour ce qui me concerne, je réponds une fois de plus que c’est tout le contraire qui s’est passé: la municipalité ne s’est  sentie obligée de s’engager dans la voie du développement durable que suite aux  rappels que je n’ai cessé d’adresser à la majorité depuis 2008.

Et comme, selon moi, cela n’avançait pas assez vite, j’ai demandé à faire partie du Conseil de développement durable. Ce Conseil devait se réunir en mai/juin 2013 ;  mais il était sans cesse reporté ; à force d’interventions en Conseil Municipal j’ai enfin réussi à le faire programmer en novembre 2013. A cette occasion, j’ai dû insister sur la nécessité de mettre en œuvre le plus tôt possible les actions sur le terrain, car on parlait encore de lancer des enquêtes d’opinion sur des thèmes déjà validés…

 

Rappel des faits :

2007 : Arrêt net de l’Agenda 21 au stade de l’avant-projet, campagne électorale oblige ! …,

20008/2009 : Mes interventions au Conseil…,

2010 : Reprise des études,

2011 : Contact population et élaboration des fiches d’action,

2012 : Adoption des fiches,

2013 : Lancement des fiches d’évaluation et début des actions,

2014 : Relance des annonces, campagne électorale oblige !

 

Je le redis ici: il a fallu 7 ans de gestation pour accoucher de cet acte fondateur d’une démarche responsable. N’est-ce pas le signe évident d’un manque absolu de volontarisme ?

Et depuis 3 ans, ceux qui ne font qu’en parler, en particulier à chaque cérémonie des vœux, ce sont bien les représentants de la majorité municipale !

Alors, assez de paroles et de propagande, entrons dans l’action !

 

2ème attaque : la construction du PLU.

 

Là encore, le 1er adjoint s’est livré à quelques erreurs et approximations faciles à faire gober à un public néophyte.

Il nous a dit que le Plan d’Occupation des Sols (POS) datait de 2001 et qu’il était nécessaire de le réviser entièrement, vu que sa durée de vie était d’environ 10 ans.

Approche juste, mais affirmation fausse !

En fait, un POS est sujet à un perpétuel remaniement, visant à le faire correspondre aux besoins d’aménagement du territoire de la municipalité. J’en veux pour preuve les nombreuses délibérations du Conseil depuis 2008, concernant certains articles du POS. Pour une ville en expansion comme la nôtre, le POS aurait dû en réalité faire l’objet d’une refonte en moyenne tous les 5 ans.

Autour de Saint-Hilaire, quasi toutes les communes se sont attelées à la révision de leur POS en tenant compte de la nouvelle réglementation, et l’ont déjà transformé en PLU (Plan Local d’Urbanisme). Après le vote en Conseil le 17 janvier 2014, notre POS vieux de 13 ans devrait enfin lui aussi se muer en PLU, incluant toutes les nouvelles règles et normes.

 

A cette occasion, le 1er adjoint s’est de nouveau livré à une attaque contre l’opposition, donc moi inclus, en lui reprochant un manque de participation aux séances de travail du groupe en charge de la préparation du PLU.

Je rappellerai simplement qu’une seule personne - je prends sa défense dans ces lignes, même si elle ne fait pas partie à ce jour de ma liste pour les municipales - a dû quelquefois manquer des séances, mais c’était pour des raisons professionnelles. Cela ne constitue en rien un motif valable pour généraliser et faire un procès à l’ensemble de l’opposition. Cet amalgame est scandaleux !

Pour ma part, j’ai assisté à 95% des réunions auxquelles j’ai été convoqué, en y apportant toujours des réponses et une critique constructive. En revanche, combien de fois m’a-t-il été donné de constater un absentéisme répété des membres de la majorité dans les commissions dont je faisais partie ! Absentéisme quantitatif et surtout qualitatif en la personne de notre maire, seul nanti du pouvoir de décision.

 

Une inquiétante contradiction.

 

Poursuivant son discours, le 1er adjoint  a ensuite révélé son empathie pour tout ce qui touche à l’enfance et surtout au scolaire, en affirmant que cette préoccupation allait même au-delà de ses combats politiques.

Diantre ! Un engagement aussi doctrinal est déjà, en soi, anormal en démocratie, mais encore plus venant d’un élu.

Ainsi, il s’est déclaré favorable à l’adoption des nouveaux rythmes scolaires, incontournables selon lui pour nos enfants du primaire. Mais, tout en indiquant que le nécessaire serait fait à la rentrée prochaine pour prendre en compte cette nouvelle situation et engager les crédits qu’elle implique… il a précisé que seul le secteur public en bénéficierait !

Pourquoi les élèves du privé n’auraient-ils pas droit à la même considération, alors qu’ils représentent 38 % des enfants hilairois ? Qui plus est, aucune discussion avec les parents et l’administration de l’école privée n’a été souhaitée par les élus, reportant ainsi aux calendes grecques un éventuel et hypothétique examen de leur cas.

Alors que tout le monde paye son impôt de la même manière, il y a là, de façon flagrante, 2 poids, 2 mesures. Où sont l’empathie, l’engagement au-delà des combats politiques revendiqués par notre orateur ?

En réalité, sa posture n’est que le reflet de ce qu’a toujours été l’action municipale : positionnement politique et décisions prises en comité restreint. J’en veux pour preuve 2 démissions importantes au sein de la majorité, dont une récente, l’intéressé critiquant « un fonctionnement autocentré, l’absence de considération des idées si on n’appartient pas au premier cercle », et dénonçant « un projet de thalassothérapie qui n’est qu’un vaste programme immobilier ».

 

Les vœux de la campagne.

 

Prenant enfin la parole, le maire a complété le tableau flatteur dépeint par son 1er adjoint en annonçant une multitude de projets : une maison médicale, un centre-ville requalifié, une navette de transport urbain, etc., qui sont, paraît-il, dans ses fontes depuis des décennies, mais qu’il n’a pu réaliser jusqu’à présent faute de moyens financiers …

Qu’à cela ne tienne, il affirme que la nouvelle équipe issue de ses rangs les aura, ces moyens. D’ailleurs, pour lui, qui mieux que ses adjoints et conseillers déjà en place, serait le plus à même de réaliser ces projets ?

En conclusion, pour le maire, la situation se résume à ceci : « tout ce que nous avons déjà fait est remarquable, tout ce que nous n’avons pas fait, nous allons le faire maintenant ! Votez pour l’équipe en place ! »

Tout cela n’a bien sûr rien à voir avec des vœux, mais tout avec une campagne électorale. Ce sont des propos dignes d’un meeting politique de mauvaise qualité : anesthésie des électeurs et diabolisation de l’opposition réputée être incapable de gérer la commune.

 

Ce comportement de l’équipe sortante est répréhensible au regard des articles L 52.8 et suivants du code électoral, qui dispose que :

« Les candidats doivent effectuer leur promotion à leurs frais et la communication ne peut dépasser le seuil de la seule information.

Les critères indiquant une information institutionnelle acceptable sont :

1.- Le caractère habituel de la communication,

2.- Le critère de continuité (quantité, budget attribué, …)

3.- Le caractère informatif sans personnalisation. »

Les critères 2 et 3 n’ont pas été respectés. Pour le 2, par rapport aux années précédentes, il y a eu une vidéo illustrant la mise en valeur du littoral (outil de promotion), un mini-show par les enfants du Conseil des jeunes sur les droits de l’homme (également une promotion sans aucun rapport avec les vœux) et l’annonce de projets de campagne qui ne pouvaient incomber à un maire sortant et ne se représentant pas. Pour le critère 3, non le moindre, le caractère informatif a été outrepassé avec l’attaque envers l’opposition par le 1er adjoint.

Le tout au bénéfice exclusif du dauphin désigné.

 

Voilà ce que je retiens de ces vœux 2014. Une entrée en campagne très discrète de l’héritier, par mécène interposé.

 

 


Facebook : https//www.facebook.com/eric.koren.2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 15:05

La démocratie une nouvelle fois mise en échec

(seul moment important du CM du 29 juin 2012)

Sur les faits

Au conseil municipal du vendredi 29 juin 2012, j’ai assisté à une sorte d’apothéose dans le conflit et à une atteinte grave à l’esprit démocratique et républicain.

Notre maire, n’en pouvant plus du comportement de Pascal DUBIN depuis quelques semaines l’a violemment condamné au mutisme pour toute la séance.

Il a argué du fait que le site du comité de soutien AMBI’SION et Pascal DUBIN lui-même avaient fauté gravement sur plusieurs sujets :

  • Affirmations  mensongères  au sujet du déplacement du calvaire de SION incitant à la haine raciale et propice à créer des affrontements dans la population ;
  • Affirmations fausses parce que tirées de conclusions tronquées du dernier rapport de la cour des comptes qui analysait les finances de la ville ;
  • Propos erronés et diffamatoires s’agissant d’employés municipaux nommés au cours du dernier conseil municipal.

Il a indiqué qu’il avait demandé expressément sur leur site, d’enlever  toutes les fausses informations dont il est porteur, mais que cela n’avait été suivi d’aucun effet.

Puis, il a donné la parole au directeur général des services (DGS) qui a enfoncé le clou au sujet des propos qui ont été tenus vis-à-vis de la gestion de certains personnels de la municipalité.

Le DGS  a indiqué qu’il était inadmissible qu’un groupe politique se serve de cas particuliers d’employés municipaux pour régler des comptes entre élus. L’administration est composée d’agents qui sont au service de la population. La gestion des personnels est faite de conserve avec les élus et les syndicats et qu’en aucune manière, il est  admissible de faire courir des bruits pour tenter d’opposer l’encadrement  avec le personnel.

Pascal DUBIN a tenté de répondre à un certain nombre de points mais en vain car le maire l’en empêchait et de ce fait après quelques minutes d’atterrement et de réflexion, le groupe composé de Mme VECCHI, Mme MOIZEAU, M. DUBIN (Mme SIMON et Mme LOUSTEAU étant absentes)  accompagnés d’anciens ténors de la liste d’opposition  aux municipales de 2008 venus les épauler, a baissé pavillon, il a quitté la séance du conseil municipal.

 

Mon commentaire

Dans ma carrière, j’ai assisté ou participé à quelques tables rondes ou quelques rencontres entre  des belligérants des plus coriaces. Que ce soit au Liban entre Israéliens et Palestiniens ou encore en Bosnie entre « Bosniaques » et Serbes.

Jamais je n’ai rencontré une telle situation.

Alors pourquoi en France, en période de paix, à Saint Hilaire de Riez où les hordes de barbares ne sont pas à nos frontières, ou la vie est plutôt paisible, pourquoi tant d’animosité et de coups bas.

Aussi,  je suis intervenu en fin de conseil, en questions diverses, pour donner mon sentiment à l’ensemble des conseillers et au maire en particulier.

  • D’une part, j’ai indiquais que je pouvais comprendre mais sans l’accepter, l’attitude véhémente et l’exaspération de notre maire car effectivement Pascal DUBIN et son groupe franchissaient régulièrement la ligne dans les débats d’idées dans leur affrontement très politisé.
  • D’autre part, j’ai abondé dans le sens du plaidoyer du directeur général des services car si on peut facilement critiquer nos administrations en général et celle de Saint Hilaire de Riez en particulier ; c’est tout autre chose que de nommer en conseil municipal des personnes et de faire état de leurs différends avec l’encadrement, surtout sans aucune preuve.

Mais, j’ai conclu en précisant que pour moi le droit à l’expression est sacré en démocratie. Que par le fait, la parole aurait due être laissée à Pascal DUBIN et à son groupe afin d’entendre toutes leurs revendications et leurs attaques,  ne serait-ce que pour y répondre avec la même  force.

Dans une démocratie, nul ne peut exclure du débat des élus, même s’ils ne nous conviennent pas.

Au final, j’ai indiqué, en prenant pour exemple l’affaire du calvaire de SION et celui de l’aménagement de l’Île aux jeux, que  les sujets jugés sensibles et épineux doivent faire l’objet d’une meilleure et plus large communication dans la presse, dans la magasine municipal ou dans les réunions publiques. En effet, les positionnements seraient clairement affichés, les idées avancées et les affaires de dégonfleraient toutes seules ou ne verraient pas le jour. On n’en viendrait pas à des situations indignes de la démocratie en France.

Cet épisode me fait penser à celui du conseil municipal du 5 juillet 2010 alors que j’étais encore président du groupe de l’opposition.

A l’époque, je n’avais pas quitté la place, le groupe restant à mes côtés ; mais cela m’avait conduit à faire une lettre ouverte dont les échos sont parus dans la presse les jours suivants.

 (cf. dans le BLOG : « un juste retour à la démocratie » dans la rubrique « répliques contradictoires »)

 

 

 

Partager cet article
Repost0
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 18:38

 

Préambule 

La rediffusion de la lettre qui suit a pour vocation d’indiquer ma ferme résolution de toujours aller au plus loin des possibilités offertes en démocratie pour faire face à l’adversité.

Depuis, ce que j’appellerais cette erreur d’appréciation de notre maire alors très influencé par certains de son entourage, la situation est revenue au clair comme elle n’aurait jamais due cesser d’être. 

 

 

LETTRE OUVERTE

Adresse à l’opinion publique pour clarifier mon positionnement sur :

le droit à l’expression ;

le respect des lois et des règlements

Suite au comportement scandaleux de M. FRAISSE, maire de Saint-Hilaire-de-Riez, au cours de la séance du conseil municipal du 05 juillet 2010.

 

Les faits

Monsieur le maire,

Au cours du dernier conseil municipal vous avez délibérément  muselé et censuré le groupe de l’opposition. Cette nouvelle posture fait suite à une publication de notre comité de soutien et à nos articles dans le bulletin municipal dont les contenus vous ont marqué et très fortement déplu.

Pour mettre en œuvre votre pouvoir, vous avez mis en avant l’application stricte du règlement intérieur du conseil municipal. C’est un choix que l’on ne peut contester mais qui, en l’occurrence, était entaché d’approximations et d’interprétations des textes.

Au cours du conseil municipal, vous avez démontré votre mépris de règles démocratiques et votre méconnaissance totale du règlement intérieur du conseil municipal ; s’agissant, en particulier, du droit à la parole des élus.

En la circonstance, vous avez inventé vos propres règles et de manière totalitaire vous nous avez censurés publiquement.

Avant de vous rappeler les règles élémentaires de la démocratie en matière de débats et plus particulièrement,  celles contenues dans le règlement intérieur du conseil municipal de la commune, je voudrais vous rafraîchir la mémoire sur votre comportement indigne, totalitariste et illégal en séance du conseil municipal du 05 juillet 2010 :

Infraction 1 - Vous m’avez interdit de reformuler une première question à laquelle je n’avais pas eu de réponse précise, au prétexte que je n’ai droit qu’à une intervention par délibération;

Infraction 2 - Vous n’avez eu de cesse de m’interrompre dans mes propos, rendant les échanges stériles, parce que  j’élargissais trop le débat et que j’étais trop long ;

Infraction 3 - Vous m’avez signifié un temps limite d’expression non conforme au règlement intérieur;

Infraction 4 - Vous m’avez censuré sur des questions orales, trop nombreuses à votre goût ;

Infraction 5 - Vous avez clôturé la séance du conseil, sans attendre la fin de ma question sur la politique du logement et surtout sans y répondre.  

Par ailleurs, et pour compléter mon  indignation, je  me permets de vous rappeler également que vous avez unilatéralement décidé de réduire le texte de nos communiqués dans le bulletin municipal sans avoir modifié le règlement intérieur comme le stipule le code des collectivités (art L2121-27-1)

Tout cela est illégal, contraire aux principes fondateurs de notre république, de notre démocratie, et  ne respecte pas le règlement intérieur du conseil municipal.

 

Rappel des règles démocratiques

21- La  déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789

Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi*

*Le règlement intérieur du conseil municipal dans notre cas.

22 - La  Jurisprudence

Principe : le droit de participer aux débats

Il s’agit, pour les conseillers municipaux, du droit de s’exprimer au cours des séances sur les questions portées à l’ordre du jour et mises en discussion. Ce droit s’exerce sous le contrôle du maire, qui assure la direction des débats.

Le Conseil d’Etat a reconnu expressément ce droit d’expression des conseillers municipaux au cours des séances du conseil municipal sur les questions portées à l’ordre du jour et mises en discussion (CE 25 mai 1988, Tête c/ Commune de Caluire-et-Cuire).

Les conseillers municipaux ont un droit d’expression pour les affaires inscrites avec débat à l’ordre du jour du conseil municipal (CAA Versailles 30 décembre 2004, Commune de Taverny).

…. Aucune règle ne fixe le temps de parole reconnu au conseiller qui désire s’exprimer, ce temps doit être raisonnablement apprécié par le président de la séance ou fixé par le règlement intérieur (CAA Versailles 30 décembre 2004, Commune de Taverny)….

 

Le respect ou la méconnaissance de ce droit d’expression des conseillers municipaux sont appréciés par les juges administratifs.

 

Depuis 1992 le règlement intérieur du conseil municipal est un acte administratif et n’est plus une mesure d’ordre intérieur (jugement concernant la Commune de COUDEKERQUE-BRANCH du 10 février 1995)

 

23 - Le code des collectivités

 

Les questions orales

 

L’article L2121-19 du Code général des Collectivités Territoriales (Créé par Loi 96-142 1996-02-21 jorf 24 février 1996)

Les conseillers municipaux ont le droit d'exposer en séance du conseil des questions orales ayant trait aux affaires de la commune. Dans les communes de 3 500 habitants et plus, le règlement intérieur fixe la fréquence ainsi que les règles de présentation et d'examen de ces questions. A défaut de règlement intérieur, celles-ci sont fixées par une délibération du conseil municipal.

Article L2121-27-1 du Code général des Collectivités Territoriales (Créé par Loi n°2002-276 du 27 février 2002 - art. 9)

Dans les communes de 3 500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d'information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l'expression des conseillers n'appartenant pas à la majorité municipale. Les modalités d'application de cette disposition sont définies par le règlement intérieur.

Article L2121-8 du Code général des Collectivités Territoriales

Dans les communes de 3 500 habitants et plus, le CM établit son règlement intérieur dans les sis mois qui suivent son installation. Le règlement peut être déféré devant le Tribunal administratif.

24 - Le règlement intérieur du conseil municipal de la commune

Les articles qui suivent sont en rapport direct avec vos infractions au règlement

Article 7 : Questions orales  (réf. article L2121-19 du CGCT)

Les conseillers municipaux ont le droit d'exposer en séance du conseil des questions orales ayant trait aux affaires de la commune ;

Le nombre de questions est limité à 5 par groupe……

Article 16 : débats ordinaires

La parole est accordée par le Maire aux membres du conseil qui la demande…. Au delà de 10 mn d’intervention, le Maire peut interrompre l’orateur et l’inviter à conclure brièvement…aucun membre du conseil municipal ne peut reprendre la parole dans la discussion d’une délibération sur laquelle il est déjà intervenu plus d’une fois (donc 2 fois)…

Cependant…. Sur des questions importantes engageant la politique municipale …. (Aménagements de la ville…) chacun peut s’exprimer sans qu’il y ait à priori limitation de durée

 

Je porte à votre connaissance que cette lettre ouverte ne constitue qu’un premier pas vers d’autres actions pour lesquelles je me réserve un droit de mise en œuvre, dès la rentrée de Septembre.

Veuillez agréer, monsieur le maire, l’expression de salutations distinguées

à Saint-Hilaire-de-Riez, le 12 juillet 2010.

 

                                                                       Eric KOREN – chef de file de l’opposition municipale

 

En communication à :

M. le préfet  de la Vendée

M. le député de la circonscription de la IIIème circonscription

M. le président de la région des Pays de la Loire

M. le président du conseil général

Membres du conseil municipal (30 ex)

Comité de soutien STHDR demain (62 ex)

Presse locale (Ouest France – Courrier Vendéen)

Partager cet article
Repost0
14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 17:00

Quand ça gêne… Je continuerai à marcher sur le trottoir…

 

Sur la base d’un article polémique d’un journal  qui n’en a que le nom,  un anonyme ou un groupe de personnes sous le couvert de l’anonymat a critiqué ma démarche de candidature aux prochaines élections municipales.

De sources bien informées, s’agissant du journaliste auteur du pamphlet, j’ai appris que certaines âmes bien intentionnées ont également critiqué le fait que j’aille en formation au parlement Européen avec le 1er adjoint de la commune.

Sur ces sujets, je ne veux pas leur répondre directement car je ne  sais pas à qui je m’adresse mais je formulerais quand même quelques remarques.

 

Sur mes motivations

Il  y a trois ans, alors que j’étais directeur de campagne, j’ai vu se rallier à la cause du candidat GENTY la plupart des élus  actuellement sur les rangs d’une opposition au conseil municipal. Ces arrivants de dernières minutes qui ont doublé sur le fil beaucoup de prétendants fidèles depuis bien des années provenaient d’horizons aussi différents qu’anachroniques.

De ce fait, tout en continuant  mon travail de coordinateur, j’en ai réduit la portée et me suis placé auprès de tous ceux  laissés pour compte qui ne s’y retrouvaient plus.

En effet, plus que des combattants de dernières heures, les nouvelles recrues étaient aussi des transfuges de la mouvance qu’ils feignent de combattre aujourd’hui.

Qui, était bénévole pour la culture dans l’administration en place ;

Qui, était directeur de l’office de tourisme au service de la communication du maire ;

Qui, était dans le milieu associatif marqué à gauche,

Qui,…

Enfin, tous participaient de l’ouverture et ils se sont convertis à la doctrine droitière pour être en poste dans le cadre d’une élection qu’ils pensaient gagnée.

Suite à un désistement déjà annonciateur de difficultés internes au groupe qui aujourd’hui me dénigre, j’ai été appelé à prendre la direction de celui-ci.

Pendant 3 ans, je n’ai eu de cesse de prêcher pour la connaissance des dossiers, la formation qui participe à la compétence, le pragmatisme dans nos observations en conseil en évitant les effets de manche et les postures politiques dénuées de bon sens.

J’indiquais qu’une opposition responsable n’était pas une opposition systématique. Dans tout débat démocratique il est fort étonnant que tout oppose.

 Il ne faut pas faire comme le font maintenant les élus de gauche au pouvoir ; en l’occurrence, avoir voté contre des lois (retraite, autonomie des universités, carte judiciaire, banque de financement des petites entreprises,…) et  maintenant dire qu’ils les maintiennent car elles sont bonnes.

C’est de la politique de bas étages que je ne pratiquerai jamais ; je laisse cela à mes contradicteurs.

Pour moi quand c’est bon pour les Hilairois et avec un véritable contrôle des dépenses, je ne m’abstiens pas. En revanche, quand c’est aberrant ou non conforme à mes valeurs, je m’oppose et je démontre les errements voire les erreurs.

 

Voilà donc une partie des raisons qui ont fait que je me suis retiré de la présidence  d’un groupe sans cohérence, que beaucoup d’idées opposent, qui tente de se réunir mais qui ne trouve aucun terrain fédérateur et encore moins une tête comme inspirateur.

 

Sur la formation  à Strasbourg

Comme je l’ai dit plus haut, ceux qui me critiquent maintenant ont tous adhéré à la pensée du candidat qu’il soutenait en 2008.

Etant  à la direction, je me souviens très bien que ce qui était reproché à la municipalité en place était de ne pas sortir de la commune encore moins du département  et/ou de la région pour tenter de régler les problèmes à enjeu national.

Ainsi, il avait été mis en avant la nécessité, pour des élus, de se déplacer à Strasbourg pour entrer en contact avec les institutions européennes et envisager avec leurs députés les moyens financiers à mettre à disposition de la commune.

 

Alors ! Ce qui valable un jour ne l’est plus le lendemain ? Cela démontre bien l’incohérence des raisonnements.

 

Par ailleurs, je considère que la formation est indispensable lorsque l’on veut être compétent au poste de responsabilité  que l’on brigue. C’est comme dans une entreprise.

D’ailleurs, j’ai régulièrement  remarqué en conseil municipal  que certains se faisaient retoquer pour leur méconnaissance voire leur incompétence dans les dossiers.

Depuis 3 ans, je suis le seul de l’opposition à m’être inscrit dans un cycle de formation en relation avec mes attributions (finances, coopération, marchés de travaux, actifs immobiliers)  probablement que les autres savent tout.

Ces formations sont planifiées, budgétisées, organisées par des organismes officiels au profit des collectivités. Elles se déroulent en fonction des participants, des sujets et des formateurs, tantôt à la Roche-sur-Yon, tantôt à Nantes, tantôt à Strasbourg.

Je n’ai aucun problème avec cela et je continuerai donc mon cycle de formation autant que mes activités professionnelles me le permettront (car en fait il faut prendre sur ses loisirs ou son temps personnel pour  sa formation !...)

Enfin, pour conclure, si la formation m’amène à rencontrer des élus de la majorité, je ne me défile pas. Il ne faut pas confondre l’objectif et le contexte.

Je continuerai à marcher sur le trottoir qu’un adversaire a emprunté s’il me conduit dans les meilleures  conditions à ma destination.

 

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 17:20

Le mois de janvier est généralement consacré à la présentation des vœux et aux bonnes résolutions.

C’est dans ces registres que M. FRAISSE maire de notre commune et son premier adjoint, M. BAUD sont intervenus en réunion publique le 07 janvier dernier.

Il me semble nécessaire de donner un coup de projecteur sur quelques points des allocutions de notre maire et de son premier adjoint

Comme vous le savez maintenant depuis l’annonce officielle et dans la presse de ma candidature aux prochaines élections municipales, j’ai quitté le groupe de l’opposition pour me placer résolument dans une posture d’indépendance. Sans attachement systématique à des confrontations purement politiciennes, je désire créer une nouvelle dynamique et proposer aux Hilairois une alternative dans la gestion de la commune.

Je ne reviendrais donc pas sur les thèmes abordés par le nouveau leader de l’opposition s’agissant du rapport de la cour des comptes; mais sur 3 sujets d’inégale importance par ailleurs.

 

La commune est très faiblement endettée.  Pour combien de temps ?

S’il est vrai que jusqu’à ce jour la commune a de relativement bonnes capacités financières s’expliquant en partie par la faiblesse de ses investissements structurants à l’instar des communes voisines pendant les 20 dernières années ; il est dangereux de laisser penser aux Hilairois que notre commune peut sereinement investir en masse et rapidement.

En effet, tous les projets annoncés à renfort de communication sont pour certains alléchants, pour d’autres nécessaires, pour les troisième indispensables mais tous ont un point commun, ils interviennent après 20 ans de remise dans les cartons, en fin de mandat, au moment où la conjoncture économique est désastreuse et où il faut s’attendre à des coups de rabot significatifs dans les dotations de l’état.

Alors est-il raisonnable d’engager la commune dans un endettement sans visibilité qui aura des répercussions immédiates sur les taux d’imposition locale. L’emprunt se rembourse avec l’épargne de la commune, résultat de la balance recette/dépense. Il est alors simple de comprendre que si les dotations de l’état baissent, nécessairement, l’épargne chute dans la même proportion et seul l’impôt pourra sauver les futures constructions budgétaires.

Il faut se rendre compte que le coût cumulé des projets que la majorité  dirigeante veut enclencher dans les plus brefs délais (salle omnisport de niveau internationale, restructuration du centre bourg avec rapatriement des services communaux actuellement au Gatineau, aménagement du littoral,…) va impacter gravement  notre budget et limiter les marges de manœuvre pour leurs successeurs, quel qu’ils soient, leur laissant le soin d’expliquer pourquoi il est nécessaire de monter l’impôt.

 

L’Agenda 21, une leçon de démocratie ? Depuis quand ?

En 2008, fraichement arrivé au conseil municipal, je me suis tout de suite inquiété de l’élaboration de l’Agenda 21. J’ai découvert que le travail avait été arrêté au stade de l’avant-projet en 2007. Il n’y avait aucune raison à cela hormis peut-être le risque d’ouvrir des débats sociétaux juste avant les élections de 2008. A plusieurs reprises, j’ai donc posé la question, incité notre maire à la reprise de ce travail de fond laissé en friche et proposé de faire partie de l’équipe de direction. Après quelques hésitations, la proposition venant de l’opposition, le dossier a été enfin rouvert en 2010, j’ai rejoins le groupe de travail  et l’Agenda 21 doit déboucher sur des débuts d’actions en 2012.

Alors dire maintenant que cette démarche est une leçon de démocratie est un raccourci de la pensée. La démocratie n’attend pas 5 ans pour s’exprimer, elle ne conçoit aucune pause dans sa démarche, elle ne tient pas compte de la conjoncture politique pour se mettre en œuvre.

Pour autant, même si j’ai apprécié participer à la démarche, je pense qu’il ne faut pas en faire trop et reconnaitre que ce bébé a eu une gestation difficile et  très longue. C’est là la seule leçon !

Nous allons créer des événements et de l’animation en saison hivernale. Tiens donc !

Il  m’a toujours été dit, quel que soit le domaine, qu’il ne fallait pas dévoiler ses plans ou ses projets pour éviter les manœuvres destructrices ou les « pompage d’idées »

Alors ai-je fait une erreur ?  Dans l’article qui m’était consacré le 22/12/2011 pour présenter mon nouveau positionnement et ma candidature en 2014, j’ai mis en avant 2 pistes de travail dans la perspective de la construction d’un programme : le développement économique et la vie à l’année.

Au cours des vœux, il n’y a eu aucune proposition au plan économique (vaste sujet) mais l’annonce de la mise en place d’animations  en saison hivernal, tiens donc ! Cela est nouveau et sort du chapeau. Mais si j’ai pu participer de près ou de loin à la mise en œuvre de cette nouvelle initiative, j’en suis satisfait. D’ailleurs, j’aurais peut-être dû détailler ce que représente pour moi la vie à l’année car vous imaginez bien que ce ne sont pas quelques spectacles qui vont répondre à la nécessité. Nous ne sommes plus à l’époque du pain et des jeux.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Eric KOREN - 1er candidat déclaré de l'opposition
  • : Préparer l'alternance nécessaire à une meilleure gestion et à la définition des enjeux stratégiques de la ville de Saint Hilaire de Riez au sein de la communauté de communes du Pays de Saint Gilles. Réunir toutes les compétences afin de donner un élan nouveau à notre commune.
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Pages